RIT PRIMITF 1779

Tableau

de la première []:.

Du Rit Primitif en France

et Pièce D’Architecture sur le même Rit

Adresse Directe,
A.M. Jean Philadelphe

A Narbonne

M. VII. XC.

ADVERTISSEMENT

1- Le numéro qui précède le nom de chaque F:. Sert ensuite de désignation spéciale, et de guide pour le retrouver.

2- Le Profane, initie, est indique comme tel par la lettre I; et la lettre A désigne le F:. Qui étant déjà M:. A été seulement associe. La date qui suit l’abréviation, montre l’époque de l’une ou de l’autre.

3- Pour éviter de tracer, a la suite de chaque nom, la répétition fastidieuse des dénominations de grades, on désigne par le chiffre romain, la classe a laquelle chacun appartient : le chiffre arabe indique le grade le plus élevé auquel il est parvenu. La date de cette dernière promotion suit le chiffre du grade.

4- On ne doit pas perdre de vue que les classes et degrés ne sont point de grades, mais des échelons d’admission a des masses de documents, dont une dénomination de grade connu dans divers régimes, ou autre analogue, sert a designer a apeu-pres la nature. Ainsi le 4e. Degré, sous le Titre de Maître Parfait Elu Architecte ; le 5e. sous celui d’Excellent et Sublime écossais ; le 6e. dit Chevalier de l’épée de l’Orient, Prince de Jérusalem, désignent la connaissance de la plupart des grades analogues a ceux la. Il en est de même des quatre degrés suivants, qui complètent tout le système, et sont ramenés, par aperçu, à la suite du Tableau général.

5- Ex-M :. désigne ceux qui ont été Vénérables Maîtres de []:. Et G.-O :. Les FF :. revêtus de la qualité de Grands Officiers de Rit.

TABLEAU

Des FF :. de la T.R. [] :. De S.J :. Première [] :. Du Rit Primitif en France, régulièrement constituée a l’O :. De Narbonne, en Languedoc, a la date de 27 décembre 1779, sous le titre distinctif des Philadelphes.


FF:. FONDATEURS

1- Le vicomte de Chefdebien d’Amissant, chevalier de St. Louis, chef de division des canonniers garde cotes de Languedoc, ne et domicile a Narbonne. III 10. Ex-M :. G.O :. 2e 3e 4e

2- Le Marquis de Chefdebien d’Armissan, chevalier de Malte, colonel de chasseurs au service de Malte, ne et domicilie a Narbonne. III 10. Ex-M :. G.O :. 2e 3e 4e conseiller d’honneur du Directoire écossais de Septimanie, et son député au Convent de Lyon en 1778; représentant de la 3e Province de la Stricte Observance, au Convent général de Wilhemsbad en 1782 ; de la 12e classe des Amis réunis de Paris ; commissaire aux archives du régime des Philalethes ; membre du Convent de Paris en 1785, Etc. Etc.Etc.

3- Le Chevalier de Chefdebien d’Armissan, ancien officier d’artillerie, major d’infanterie au service des Etats-Unis; ne à Narbonne, domicilie en Virginie. III.10. Ex-M :. G.O :. 2e 3e 4e , Etc.

4- Le baron de Chefdebien d’Armissan, chevalier de Malte, capitaine d’infanterie au régiment d’Anjou; ne et domicilie a Narbonne. III.10. Ex-M :. G.O ;. 2e 3e 4e ; fondateur de plusieurs LL :. Du Rit français ; de la 12e classe des Amis réunis de Paris ; convoque au Convent de Paris en 1785, Etc.

5- L’abbé de Chefdebien d’Armissan, prêtre gradue, ancien page du Grand Maître de Malte ; ne et domicilie a Narbonne. III. 10. 2e 3e 4e

6- Le chevalier de Chefdebien d’Armissan, chevalier de Malte, lieutenant des vaisseaux du Roi ; ne est domicilie a Narbonne. III.10. Ex-M :. G.-O :. 2e 3e 4e fondateur et membre de Loges de divers régimes.

7- Le chevalier Gabriel de Chefdebien d’Armissan, chevalier de Malte, sous lieutenant d’infanterie au régiment d’Anjou ; ne à Narbonne, y domicilie. II.8. 2e 3e 4e

FF:. ASSOCIES OU INITIES DEPUIS LA FONDATION

8- De Gros, seigneur d’Homps, capitaine de canonniers, inspecteur des batteries de la cote ; ne et domicilie a Narbonne. A. 27 décembre 1779. III.10. Ex-M :. G.O :. 2e 3e 4e

9- De Loubaissin, seigneur de Lamothe, chevalier de St. Louis, major d’infanterie ; ne à Toulouse, domicilie à Narbonne. A. 27 décembre 1779. III. 10. Ex-M :. G.-O :. 2e 3e 4e

10- Castan, avocat en Parlement, Juge banneret et de la temporalité de l’archevêché de Narbonne, premier consul maire de cette ville, ne et domicilie a Narbonne. A. 3 mai1780. III. 10. 4sept. 1787. Ex-M :. 2e 3e 4e

11- De Loubaissin, seigneur de Cornebarie, ancien mousquetaire ; ne et domicilie a Narbonne. A. 3 mai 1780. II.S. 2 décembre 1788. 2e 3e 4e

12- Gautier, commissaire de marine, ne à Marseille, résident à Narbonne, I. 3 juin 1780. II 9. 5 juin 1781, 2e 3e 4e

13- Le comte d’Aragon-Montabonne, chevalier de St. Louis, Lieutenant-colonel d’infanterie ; ne à Ustou en Couserans, domicilie à Narbonne. I. 3 juin 1780. III. 10. 7 nov. 1785. Ex-M :. G.-O :. 2e 3e 4e

14- Le baron de Grave, seigneur de Gazagnepas, chevalier de St. Lazare et de N.D. de Mont Carmel, cap. d’infanterie ne et domicilie a Narbonne. I. 22 fevr. 1781. II.8. 2 décembre 1788. Ex-M ;. 2e 3e 4e

15- L’abbé Leonard, prêtre conducher de la Primatiale ; ne a Cette, domicilie a Narbonne. I.22 fevr. 1781. I.3, 25 août 1784. 2e 3e 4e

16- Le chevalier d’Auderic de Lastours, capitaine d’infanterie au régiment d’Auvergne ; ne et domicilie a Narbonne. I. 26 fevr. 1781. II. 8. 2 décembre 1788, 2e 3e 4e

17- L’abbé de Vernon, prêtre, chanoine de l’église Primatiale de Narbonne; ne à Peyriac, domicilie à Narbonne. I. 26 fevr. 1781. I. 7. 2 décembre 1788, 2e 3e 4e

18- Mauclerc, inspecteur du commerce ; ne et domicilie a Narbonne. A. 26 fevr. 1781. I. 7. 2 décembre 1788. 2e 3e 4e Ex-M :. de la R. [] :., du Rit français de l’Amitié et l’Hospitalité, a l’O :. de Cette.

19- De Chabert de Gaillard, Commissaire de marine ; ne à Toulon, résidant a Narbonne. I. 14 juillet 1782. I. 7. 2 déc. 1788. 2e 3e 4e

20- Le chevalier d’Arnaud, chevalier de St.Louis, lieutenant-colonel d’infanterie, ne et domicilie a Narbonne. I. 1 sept. 1782. I. 5. 2 décembre.1788. 2e 3e 4e

21- D’Andreossy, écuyer, ne et domicilie a Ventenac près Narbonne. A. 7 juin 1783. I. 5. 7 juin 1783. 2e 3e 4e
22- Le chevalier d’Andreossy, capit. Au corps royal du Génie ; ne à Ventenac près Narbonne, résidant a son corps. A. 7 juin 1783. I. 3. 7 juin 1783. 2e 3e 4e

23- Savalette de Langes, garde du trésor royal ; ne à Tours, résidant à Paris. A.7 juin 1783. III. 10. 7 juin 1783. 2e 3e 4e Grand Off. D’honneur au G.O :. De France ; fondateur des Amis réunis de Pari ; instituteur et commissaire aux archives du Régime des Philalethes ; membre du Convent de Paris 1785.

24- Le comte d’Aguilar, capitaine de cavalerie au régiment de Royal Pologne ; ne et domicilie a Perpignan. A. 22 juin 1783. II. 8. 20 juin 1784. 2e 3e 4e. Fondateur et Ex-M :. De la R. [] du Rit français la Sociabilité, O :. De Perpignan.

25- D’Exea lieutenant d’infanterie au régiment de Vermandois ; ne et domicilie a Narbonne. I. 24 juin 1783. I. 5. 7 juin 1789. 2e 3e 4e

26- Le Docteur Giraud, médicine consultant du roi de Sardaigne ; ne à Pignerol, domicilie à Tourin. A. 18 déc. 1785. III. 10. 18 déc.1785. 2e 3e 4e Grand Off. Des Directoires écossais représentant de la 4e Province de la Stricte Observance général de Wilhelmsbad en 1782.

27- Taillepied de Bondi, receveur général des finances ; ne et domicilie a Paris. A. 18 déc. 1785. III. 10. 18 déc. 1785. 2e 3e 4e de la 12e classe des Amis réunis de Paris, et commissaire aux archives du Régime des Philalethes ; membre du Convent de Paris 1785.

28- Doutrousset d’Héricourt, président au Parlement de Paris ; ne et domicilie a Paris. A. 18 déc. 1785. III. 10. 18 déc. 1785. 2e 3e 4e de la 12e classe des Amis réunis de Paris ; commissaire aux archives du Régime des Philathes ; membre du Convent de Paris 1785.

29- Mesmer, inventeur de la doctrine du magnétisme universel, et du magnétisme animal ; ne à Zell en Suabe, résidant a Paris. A. 18 déc. 1785. II. 10. 18 dec. 1785. 2e 3e 4e convoque au Convent de Paris 1785.

30- Le chevalier de Campan, capitaine d’infanterie au régiment d’Anjou ; ne et domicilie a Montpellier. A. 18 dec. 1785. II. 8. 18 déc. 1785. 2e 3e 4e

31- Le chevalier d’Avessens Moncal, chevalier de Malte, capitaine d’infanterie au régiment d’Anjou ; ne à Montesquieu en Lauraguais, domicilie à Lavaur. A. 18 déc. 1785. II. 8. 18 déc. 1785. 2e 3e 4e

32- Le comte de Szapary, chambellan de l’Empereur ; ne a Podhary, domicilie a Presbourg en Hongrie. A. 18 déc. 1785. 2e 3e 4e représentant de la 7e province de la Stricte Observance au Convent général de Wilhelmsbad 1782.

33- Les Marquis de Lezay Marnesia, chevalier de St.Louis et de St. Georges ; ne à Metz, domicilie au château de St. Julien en Franche comte. A.18. décembre. 1785. III.10. 18 décembre 1785. 2e 3e 4e

34- Rolin de la Farge, de l’Académie de Marine, Etc. Ne a Metz, domicilie a Brest. A. 18 déc. 1785. III.10. 18 déc. 1785. 2e 3e 4e convoque au Convent de Paris 1785.

35- Le comte de Ros, chevalier de Malte, capitaine chef d’escadron de dragons au régiment de Roi ; ne et domicilie a Perpignan. A.23 avril 1786. II.8. 27 déc. 1786. 2e 3e 4e Fondateur et Ex-M :. De la R. [] :. du Rit français la Sociabilité, O :. De Perpignan.

36- D’Andreossy, fils, écuyer ; ne et domicilie a Ventac près Narbonne. A. 16 juillet 1786. I.5. 24 juin 1788. 2e 3e 4e

37- Fremond de Peufly, directeur des Fermes générales ; ne a Craon en Narbonne. I. 16 juillet 1786. I.7. 25 déc. 1788. 2e 3e 4e

38- Le chevalier de Gras- Préville, chevalier de Malte, lieutenant des vaisseaux de Roi ; ne et domicilie a Tarascon. A. 6 juillet 1788. I.7. 25 déc. 1788. 2e 3e 4e

39- Les marquis de Cailus, capitaine de dragons au régiment du Colonel général ; ne et domicilie a Toulouse. A. 6 juillet 1787. I.7. 25 déc. 1788. 2e 3e 4e

40- Thoron de Lamme, chevalier de St. Louis, lieutenant colonel, major de la place ; ne a Carcassonne, résidant a Narbonne. A. 6 juillet 1788. I.7. 25 déc. 1788. 2e 3e 4e Ex-M :. De la R. [] :. du Rit écossais, St.Jean d’Ecosse, O :. De Marseille, et des RR.LL :. du Rit français, la Parfaite amitié, O :. De Carcassonne, et les Trois Frères unis, O :. de la Cour.

41- Le chevalier de Pradines Barsa, chevalier de Malte, capitaine de grenadiers au régiment de Malte ; ne a Barsa près Mirepoix, résidant a Malte. A. 6 juillet 1788. I.7. 25 déc. 1788. 2e 3e 4e

42- Le marquis d’Alphonse, Patrice romain, lieutenant de Roi de la ville d’Agde, chevalier de St. Lazare et de N.-D.- du Mont Carmel ; ne a Bessan près Agde, domicilie a Breziers. A. 6 juillet 1788. I.7. 25 déc. 1788.2e 3e 4e
43- Le chevalier de Najac Saint Saveur, chevalier de St. Louis, lieutenant colonel d’infanterie, lieutenant de Roi, commandant de la place, ne a Saint Cyr, résidant a Narbonne. A. 6 juillet 1788. I.7. 25 déc. 1788.2e 3e 4e Ex-M :. de plusieurs LL:. du Rit français.

44- Le chevalier Jacques de Cagarriga, chevalier de Malte, lieutenant d’infanterie au régiment de Malte ; ne a Perpignan, résidant a Malte. A. 5 avril 1789.I.7. 9 déc. 1789.2e 3e 4e

45- Le comte d’Hautpoul, chevalier de Dévotion de l’Ordre de Malte ; ne et domicilie au châteaux d’Hautopoul près Saint Pons. I. 5 avril 1789. I.5. 9 déc. 1789. 2e 3e 4e

46- Le chevalier de Forbin d’Oppede, chevalier de Malte, capitaine de dragons au régiment de Languedoc ; ne a Aix en Provence, domicilie a Paris. A. 7 juin 1789. I.3. 7 juin 1789. 2e 3e 4e

47- Le chevalier de l’Estag Parade, chevalier de Malte, sous lieutenant d’infanterie au régiment de Lyonnois ; ne et domicilie a Aix en Provence. A. 7 juin 1789. I.3. 7 juin 1789. 2e 3e 4e

48- Les marquis de Lasset, seigneur de Rustiques ; ne à Carcassonne, domicilie a Narbonne. A. 7 juin 1789. I.5. 9 déc. 1789. 2e 3e 4e

L’humble Chap. des Chev. De l’A :. et de R.-C :. Souv. Prin.M :. de la Table d’Her. Kil. Et Old. Est compose, tant en membres capit. Que surn. de numéros 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14.- 16. 17. 18. 19.- 23. 24.- 26. 27. 28. 29. 30. 31. 32. 33. 34. 35.- 37. 38. 39. 40. 41. 42. 43. 44.- En tout 38.

Le magnanime Chap. des Pr. Chev. R.-C :. de la Table Ronde du Roi Arthur, de glor. mem. Tant en Chev. rec. que pours. se compose des numéros 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 16.-23. 24.- 26. 27. 28. 29. 30. 31. 32. 33. 34. 35.- En tout 27.

Le Sublime et Magnifique Chap. de la Confraternité. Rose et Or, des R.-C :. De la Table d’Emeraude, du T.- S. T. -I. et T. -S. Herm. Trism., est forme, tant en prat. Que theor., des numéros 1. 2. 3. 4. 5. 6.- 8. 9. 10.- 12. 13.- 23.-26.. 27. 28. 29.- 32. 33. 34.- En tout 19.

Le Modeste Chap. des Difc. du Grand Rosaire, Amateurs de la vérité, Frères R.+de la Table du Banquet des Sag. Mag. Thé., accorde entrée libre et accès bénévole, aux numéros 1. 2. 3. 4. 5. 6.- 8. 9. 10.- 13.- 26. 27. 28. 29.- 32. 33. 34. En tout 18.

ESQUISSE D’ARCHITECTURE OU NOTION GENERALE SUR LE CARACTERE ET L’OBJET DU RIT PRIMITIF


N.B. Quoique cet écrit soit destine uniquement aux FF:. Il faut penser que bien des circonstances peuvent en égarer quelque copie, et la faire tomber dans des mains profanes. Ainsi on a du s’attacher a ne compromettre aucun des secrets qui sont de l’essence de l’A.R:. C’est dans cette vue que les phrases le plus clairement énoncées les plus scientifiques en apparence, ne veulent a peu- près rien dire, tandis que les FF:. Instruits retrouveront peut-être les documents les plus curieux, toute la pensée du R. P. dans les expressions les plus simples, les plus insignifiantes, et jusque dans les locutions défectueuses.

M. IV.16.
L’association connue sous la dénomination de Franche maçonnerie, a eu, comme beaucoup d’autres sociétés, ses temps romanesques ou fabuleux, et ses époques historiques ; encore faut-il distinguer dans ces dernières, ce qui appartient véritablement a l’histoire, d’avec ce que l’enthousiasme, l’engouement, ou des motifs quelconques, ont fait ajourer a la vérité des faits ; en un mot, d’avec tout ce que l’on pourrait nommer la broderie. Il faut convenir encore, que cette société a éprouve dans ses formes, ses dogmes et sa coordination, une infinité de schismes et d’hérésies, s’il est admissible d’appliquer ici ces expressions consacrées a des objets plus relevés.

Soit par l’impulsion de ce sentiment, que l’on nomme esprit de corps, soit par l’effet d’un zèle plus ardent que réfléchi, on a pris a tache de donner le change aux observateurs ; sur l’origine et le but primitif de cette association. C’est de la qu’est provenue cette multitude innombrable de rites, de grades de titres de décorations cette variété de couleurs et cette foule de soi disant Maîtres, de Sages, de Philosophes d’Excellence de Sublimes de Précepteurs de la sagesse, de Docteurs en toute science, de demi-Dieux de Thaumaturges en toute espèce de superlatifs qui (s’il pourvoit être permis d’employer une pareille image dans ce discours), du haut de leurs traites eaux s’ecreint sur tous les tons, chacun de son cote : Venez a moi; je suis le vrai Polichinelle; accourez tous mon baume est le meilleur.

Impassibles au milieu de cette effervescence presque générale et fixes dans leur croyance M:., les FF:. Anciens du R.P. ont toujours conserve, dans leur pureté originelle les notions traditionnelles sur l’essence et les motifs de l’institut des Francs-maçons.
Mais comme ils te noient a ces notions par conviction et non par entêtement, ni par prévention de secte; et que des trésors précieux sont quelquefois enfouis sous des tas de décombres, les FF:. Anciens n’ont pas dédaigne de rechercher dans les divers systèmes M:. Ce qu’ils pouvaient renfermer de bon et d’analogue aux notions primitives. Lies l’un a l’autre par une confiance réciproque et par un zelle a toute épreuve pour les progrès de l’A.R :. Ils ont saisi toutes les circonstances heureuses qui les ont mis en mesure d’explorer les ateliers les plus illustres du monde connu. Les principaux O :. De France, d’Angleterre, d’Allemagne, d’Espagne, d’Italie ; ceux de la cote de Syrie et des établissement européens dans les deux Indes, ont été visites par quelques uns de ces FF :. On les admis avec urbanité dans les ateliers peu connus qui existent en Chypre, en Hollande, en Suède, dans la partie occidentale de l’Ecosse, et dans les Cercles mystérieux traces au pied des montagnes bleues. A une grande distance des sources contestées du Nil, père des eaux, ils ont vu de très près le prétendu Grand Cophte, enseveli sous son grand voile noir. Près des bords couronnes de lauriers, ils ont pénètre dans la Crypte auguste ou P.. RR. Présente aux regards et a la réflexion des mortels étonnes, les trois clefs, en faisceau, qui lui ont ete confinées. Enfin, non loin des rives fortunées du fleuve des délices, existe a jamais pour eux l’O :. De tous les O :. De la terre, berceau originel de l’institut fondamental et primitif de toute Franche- maçonnerie.

De sorte qu’il ne peut guères y avoir de parties des connaissances dites M:. Qui aient échappe aux études et aux observations des FF:. Anciens. Il a résulte de leurs notices et découvertes reprochées et comparées, une immense nomenclature de dénominations et de prétendus grades, mais aussi les documents de quelques vérités utiles. Cependant ces FF:. Sont très éloignes de regarder comme rigoureusement apocryphes les Rites ou Régimes M:. Dont les instructions et cahiers se distinguent par la beauté des emblèmes, l’ordonnance des cérémonies, la régularité de la contexture, l’excellence de la morale qu’ils referment. Etrangers a tout esprit de prosélytisme exclusif et inconsidéré, ils se sont félicites au contraire de ce qu’il existait d’autres voies ouvertes a l’instruction et a l’amélioration des hommes.
Ils sont bien plus éloignes encore de confondre dans la foule des productions M :. Abstruses, les documents d’un Ordre mystérieux et sublime, peu nombreux par une suite de son essence, et qui sous certains aspects, présente aux yeux de ses Disciples, quelques unes des formes des M:. Sa doctrine et la pratique de ses travaux, appuyés sur des principes vrais, essentiels, inaltérables, universels, permanents, toujours semblables a eux mêmes et jamais équivoques, ne sont point susceptibles d’être changes, tronques ou dénatures par le caprice des hommes, par l’audace et l’impéritie des novateurs. Les lumières et les actes de cet ordre étant fondes sur une base vraie entant qu’immuable, il ne résulterait de toute altération en ce genre, qu’erreur, mensonge et néant. C’est vraiment ici que tout charlatanisme est en défaut ; ici se fait l’application juste de la sentence sans appel: a fructibus eorum cognoscetis eos ; puisque ce n’est point par un vain étalage de phrases et de titres, mais par des faits, qu’il faut prouver et sa mission et sa puissance.

Les FF:. Anciens ont également pris en considération, mais sous un aspect moins favorable, ces Régimes exclusifs qui refusent de reconnaître dans leurs rivaux, leurs émules, tout ce qu’eux-mêmes s’arrogent, sans être toutefois mieux fondes dans leurs prétentions; ces Rites qui critiquent avec amertume, la coordination, l’enseignement, le plan fiscal des autres, et qui ne se donnent pas le soin de voir que ces reproches seraient mieux places vis –a vis d’eaux; eux encore qui feignent de rejeter, de proscrire certains prétendus grades, et qui néanmoins, sous les auspices de quelque variante, en font le but principal de leur culte, et le but définitif de leurs travaux.
Enfin, ils ont apprécie ce que valent les Régimes qui, profondément plonges dans leurs formes, leur hiérarchie, leurs costumes, confessant implicitement, et sur tout sans même s’en apercevoir, que leurs M:. ne sont guères puissants, ni en paroles, ni en œuvres.

Quoi qu’il en soit, il est certain que les FF:. Anciens du R.P.n’ont rien néglige pour pénétrer dans le dédale des connaissances dites M:. Mais quelque succès qu’ils aient eu dans leurs recherches, ils auraient savoure avec peu de douceur les fruits qu’ils en ont recueillis, si, pour prix de leurs soins, de leurs travaux, de leurs sacrifices, il n’avaient pas acquis le droit, ou plutôt, contracte le devoir de sauver leurs fils, leurs neveux leurs parents, leurs amis, du danger ou ils étaient exposés de parcourir la même route d’une manière tout aussi pémble, tout aussi dispendieuse, et peut être sans parvenir jamais au mêmes résultats. C’est pourquoi les FF :. Anciens n’on pas du hésiter a professer d’un franc courage, que l’ordre ou société des Francs-maçons du Rit primitif, avoue et reconnaît pour première base de sa réunion et de sa propagation, l’esprit de sociabilité, exprime par l’adage connu; homo sum; nihil humanai a me alienum puto; qui tend a faire de tous les hommes un peuple de frères; et pour seconde base, l’esprit d’humanité et de secours mutuel, qui découle du même principe, et revendique le même adage pour son expression. D’ou il suit que le véhicule du rapprochement des hommes sous les formes M:., a été, généralement parlant, le désir de goûter ensemble le plaisir qui résulte de leur réunion, lorsqu’ils y portent libéralement et mutuellement, l’aménité l’urbanité, les grâces, les manières qui caractérisent des personnes bien nées. La conséquence de ce rapprochement est, en outre des plaisir de société proprement dits, les plus pur de tous sans doute, celui d’exercer d’une, manière plus active, plus fréquente, plus efficace, des actes de bienfaisance envers tous les hommes malheureux, sans distinction ; et plus spécialement encore, envers les FF:. atteints par l’infortune.

Cette notion vraie de l’essence de la M:., transmise par les FF:. Anciens, des uns aux autres, est susceptible de la démonstration la plus rigoureuse; mais, dans cette esquisse, il suffira d’exposer deux passages extraits d’un ouvrage : (The constitutions of etc. 1767), que les M:. Doivent considérer comme classique, et qui est a sa quatrième édition.
P. 194. « Mean while ingenious men of all faculties ans stations, being convinced that the cement of the L. was love and friendship, earnestly request to be made Masons, affecting this amiable fraternity more than other societies, then disturbd with warm disputes. Alors, des gens d’esprit de toute sorte d’état et condition, convaincus qu’une familiarité décente et amicale et oit le ciment des LL., demanderont avec empressement d’être fais maçons ; préférant cette confraternité douce et paisible a toutes ces association qui étaient en ce temps la fréquemment le théâtre de disputes scandaleuses.

Le second passage, encore plus développe, s’exprime ainsi, p. 195 : Now Masonry. Flourished in harmony, reputation and number; many noblemen and gentlemen of the first rank, desired to be admited into the frtaernity; besides other learned men, merchants, clergyman and trdesmen, who found the Lodge to be a safe and pleasant relaxation from intense study, of the hurry of business, without politiks or party. La M:. Fleurit en ce moment, et s’accrut en nombre, harmonie et réputation. Bien des personnes de qualité et des gentils hommes du premier rang voulurent être admis au nombre des frères ; de même que beaucoup de gens de lettres, de négocians, d’ecclésiastiques et d’artistes distingues, qui trouvoient tous que dans la L :. Ils se délassoient avec sécurité et agréablement, de leurs études profondes, et du tracas de leurs diverses occupations, sans aucun mélange de discussions politiques ou d’esprit de faction.

Il doit donc rester pour constant, qu’a cette époque fameuse, ou les cotteries les plus bizarres et les plus bruyantes s’étoient donne une vogue qui avoit fixe l’attention et mérite les sarcasmes du célèbre Addision et des ses imitateurs; les personnes de goût, en cèdent a la nécessite de payer leur tribut a la mode des cotteries, donnèrent cependant la préférence a celle ou elles étoient assurées de rencontrer des mœurs douces et un délassement et agréable ; et réciproquement, le choix de cette composition a du déterminer l’affluence des prosélytes, et faire survivre enfin cette cotterie a toutes les autres.

On doit tenir également pour constant et avéré, que cette simplicité primitive de but et formes ne se maintint pas longtemps. La seconde base fut bientôt accueillie généralement, et devoit l’être :
Mais on alla plus loin. Aiguillonés par divers motifs, des M:. Se sont plus à propager, sous le manteau de la F:. M:., àpeu-près toutes les doctrines possibles. Si dans le nombre on en trouve qui méritent peu de considération, il faut con venir aussi qu’il y en a des très-intéressantes, auxquelles bien des FF:. n’auroient peut-être fait aucune attention, si elles n’eussent pas été comme encadrées dans les formes M:. ; ce qui a aussi contribue à l’invasion de ces nuées de grades, de dignités, de régimes, sous l’encombrement desquels les deux bases fondamentales de l’institut sont bien souvent méconnaissables.

Les FF:. Qui malgré l’entraînement presqu’irresistible de l’exemple, auront la constante fermeté de s’en tenir aux deux bases m:., donneront en cela une preuve d’un jugement bien sain et d’un goût dedicat. Ils n’auront à cueillir dans les jardins de la fraternité, que des roses depourvnes d’épines.

Ceci toutefois ne doit répandre aucune défaveur sur les FF:. a qui l’exercice habituel de l’étude, le désir de connaître tout, d’approfondir tout, et même , disons le, une curiosité inquiète fera souhaiter de voir par eux-mêmes tout ce que a f:.m:. recèle dans son sein. D’un autre cote, les FF :. Qui voyagent peuvent espérer de trouver quelqu’agrément dans les LL :. Dites de hauts grades de O:. N’ils visiteront peut être aussi est il bon de les prémunir contre les pièges séduisant et adroitement ménages que l’on pourrait adroitement ménages que l’on pourrait tendre a leur curiosité. Enfin, il ne faut pas se dissimuler que les sages professeurs de certaines connaissances singulièrement intéressantes, ont juge a propos de considérer les LL:. M:. Comme des espèces de conservatoires et de séminaires, ou la diversité de formes et d’objets déployé a leurs yeux exerces, l’aptitude d’espirit et le fonds du caractère des FF :. Qu’ils destinent à devenir leurs disciples. Les FF :. Anciens ont trouve bon, juste et prudent, de pourvoir a l’utilité, a l’avancement et a l’agrément des FF :.

Pour accomplir l’ensemble de leurs vues, tout en ménageant la pureté des deux bases primitives, ils ont dans ces temps modernes, adopte l’organisation de quatre sections d’association, et de deux échelles d’instruction, avec leurs subdivisions respectives.
La première section, qui forme plus spécialement ce que l’on nomme la L :. Est composée de FF:. Dont les manières polies et l’éducation libérale, les rendent propres a goûter et pratiquer les principes de la première base m:. Et dont la fortune leur permet de concourir aux actes de bienfaisance qui constituent la seconde base.

La seconde section, occupée par la L:. dite d’adoption, est composée des FF:. Membres de la L:., et des épouses, mères, filles, sœurs, nièces ou cousines de ces FF:. De cette intéressante réunion, résulte le complément de la première base, et peut être aussi une activité plus énergique pour l’accomplissement de la seconde base. La délicatesse qu’exige tout ce qui touche cette section invite a répéter ici ce qui est très expressément porte aux règlement généraux, chap.I. tit. 3. 4.-2., que les M :. Isoles ne sauroient être membres d’une L:. D’adoption, et que les Dames et Demoiselles qui n’ont pas parent proche, du moins au troisième degré, au nombre des membres de la L:., ne doivent point y être admises.

La troisième section, sous la dénomination de philanthropique, composée de FF :. et SS :., s’occupe essentiellement de tout ce qui tend a rendre moins pénible la situation des infortunes, et même plus commode et plus agréable celle de tous les hommes. Quoiqu’il ne soit pas interdit aux autres sections d’exercer des actes de bienfaisance, la troisième est, a proprement parler, le comite bienfaisant de l’ensemble ; et, dans ce sens, il est spécialement consacre au culte de la première base m :.

La quatrième section, dite de l’harmonie, uniquement destinée aux jouissances constitutives de la première base, a pour objet la musique, la poésie, les autres parties des beaux arts, et les fêtes que leur réunion embellit et rend plus complètes.

L’économie de l’instruction et des dépenses des quatre sections est nécessairement confiée à des FF:. Qui, ayant la connaissance et l’habitude de l’ensemble et du rapport réciproque de ces deux objets, sont plus en mesure de diriger le cours et la distribution de l’un et de l’autre. Chaque section a donc un conseil d’économie qui administre spécialement tout ce qui concerne l’enseignement et les frais particuliers de chacune d’elles ; et les quatre conseils se réunissent en conseil général, pour les affaires ou objets quelconques, communs a la totalité de l’établissement.

Il est sans doute a propos d’exposer avec quelque détail le développement du mode d’enseignement M :. Qu’il a fallu adapter au R. P., pour que ses FF :. Fussent en mesure de visiter les ateliers des autres Régimes, lorsqu’on leur fera la faveur de les y admettre. Ce qui sera dir. pour la L :. Des FF :. Est également applicable a la L :. d’adoption, sauf les différences que l’éducation, les moyens physiques et la destination dans la vie civile et profane, doivent mettre dans les grades propres aux FF:. Seuls, ou aux FF:. et SS:. Réunis.

On n’a point perdu de vue que bien des FF:. Auront le tact assez pour s’en tenir aux deux bases fondamentales. Pour ceux-ci, le système d’enseignement est renferme dans une échelle a trois divisions simples, nommées classes. La première comprend les FF:. Qui apprennent les manières et les formes M:. ; la seconde est composée de ceux qui font usage de ce qu’ils ont appris ; et la troisième, de ceux qui, s’étant affermis dans la théorie par la pratique du travail, doivent être en état d’instruire les FF:. de la première classe, et de diriger ceux de la seconde.

Au reste, si après avoir reçu le première essai d’initiation M:., sans lequel ils ne sauroient être membres de l’association, ces FF:. Ne dépassent pas ce premier degré, ils ne seront point en contradiction avec leur vocation ; puis qu’il suffit que la première formule les ait sépares du profane vulgaire, pour qu’ils aient le droit, comme tous les autres FF:., de cultiver les deux bases M:.

Si néanmoins, dans des instants d’absolu désœuvrement, ils éprouvent la velléité de porter un regard plus ou moins distrait sur les autres parties de l’enseignement M:., ils y sont admis selon les formules propres a chaque degré; et ensuite les FF:. Qui ont eu l’inclination de mettre plus de soin a ce genre d’études, se font un plaisir de faciliter leurs paisibles travaux, par des extraits ou des analyses de ce qui mérite le plus de leur inspirer quelque intérêt.

Quant aux FF:. Que leur situation profane met en mesure de voyager, ou même quant a ceux que leur sang bouillant et phlogistique, rend avides d’approfondir tout, de dévorer tout, de connaître l’Art jusqu'à ses dernières limites ; une seconde échelle d’investigation, composée de trois grandes divisions, comme la première, mais subdivisées ensemble en dix échelons ou degrés d’études, renferme a apeu-pres toutes les notions et les connaissances que divers Maîtres ont pris plaisir d’amalgamer aux forme de simple reconnaissance et de confraternité, que les premiers Francs-maçons lettres et gens du monde, en un mot, de bonne compagnie, ont empruntées des Francs-Maçons mercenaires constructeurs, a chaux et a sable, d’édifices matériels.

Quoique ces connaissances et ces notions ne soient pas tellement propres et inhérentes à la franc-maçonnerie, que l’on ne puisse pas les apprendre ailleurs, il est cependant vrai de dire que plusieurs FF :. Ont pris du goût pour certaines bonnes connaissances, précisément parce qu’on les leur a présentées revêtues des couleurs M:. , tandis qu’ils n’y auraient attache aucun prix ; ou même les ont repoussées cent fois, en les rencontrant dans des livres profanes. Il n’est point douteux en effet, qu’a l’exception de ces espèces de Rites qui ne rendent leur culte qu’aux écorces, c'est-à-dire, aux ameublement, cordons, bijoux, décorations, dénominations emphatiques, et dignités superlatives merveilleusement entassées sur la tête d’un frêle individu, qui n’en est pas moins un infortune Macon égare de sa voie, réduit a la chercher a tâtons et dans les ténèbres ; tout les vrais rites M:. Quelles que soient leur dénomination, leur et subordination; quel que soit le ut apparent offert aux méditations de ceux même qui, dans chaque L :. Croient posséder les plus hautes connaissances, tous, en dernière analyse, ont un seul et même but.

Tous conduisent enfin leurs fidèles disciples avec plus ou moins d’adresse et d’habileté, par des routes plus ou moins directes, attrayantes et fleuris, vers le sanctuaire de la vraie science M :. Primitive, ou du moins vers les connaissances qui en rapprochent.
Sous ce rapport, les Maîtres qui ont dissémine des notions intéressantes de divers genres précieux et relèves, en les propageant sous le voile d’un ana grammatologie perpétuelle, imitée, tant bien que mal, de l’antique Theurma; en dénaturant ainsi la M:., ont cependant été utiles a bien des FF :.. Dans ce sens, ils ne recevront aucun blâme de la part des FF:. Du Rite primitif ; et c’est en quelque sorte par ce motif, que les archives contiennent un amas énorme de cahiers ou grades de toutes couleurs, de toute profession, on oserait presque dire de toute religion, dont un certain nombre mérite quelqu’estime, mais dont la grande majorité, superfétation informe d’un enthousiasme exagère, ou fruit adultérin de diverses passions, est au moins absolument étrangère a la M:. Fondamentale et primitive.

Pour faciliter la marche des FF:. qui auront une curiosité assez active, et une patience assez éprouve pour vouloir fouiller dans l’immense nuit des prétendus grades des F :.M :., les FF :. Anciens ont classe toutes ces productions sous trois divisions principales, ainsi qu’il a déjà été dit : ensuite ils ont rapproche et mis en un même tas les cahiers qui ont entre eux une analogie évidente, et ne différent que par quelques nuances insignifiantes. Ils ont enfin assigne a chaque subdivision le nom du grade qui paroit donner le ton a ceux de la même espèce, ou bien un nom caractéristique relatif a la nature des matériaux refermes dans les cartons de la subdivision.

Et si on a employé sur le tableau des LL :. Les dénominations de quelques grades connus, c’est moins pour honorer les FF :. Dont les noms correspondent aux titres desdits grades, que pour indiquer que ces FF :. Ont été mis a portée d’apprécier ces mêmes grades et tous ceux qui, n’en étant que des modifications, se trouvent ranges naturellement sous la même bannière.

La première grande division de la seconde échelle est composée de sept échelons ou degrés formes par les principaux grades de la M :. Dite symbolique, dont le dernier est un Rose Croix, dit d’Heredon, que bien des Maçons revérènt comme le mot de l’énigme de tous les grades symboliques en nombre plus ou moins étendu, dont il a plu a quelques Régimes de la faire précéder ; que quelques uns, entraînes par l’acception ordinaire et moderne du mot, regardent, sans autrement y penser, comme la commémoration ou le simulacre d’un grand événement religieux, dont il n’appartient point a toutes les bouches de discourir ; que d’autres au contraire, qui ont appris de leurs études profanes ou M :., l’emploi fréquent et distingue les anciens Egyptiens fais oient de la figure de la croix dans leurs embles hiéroglyphiques, plusieurs siècles avant le commencent de l’ère chrétienne, considèrent comme le voile et l’allégorie dogmatique de certains procèdes philosophiques, aliment éternel de leurs vaines espérances ; tandis qu’une quatrième classe de Maçons croit savoir le fin mot, en reconnaissant dans les discours qui suit communément ce grade, une transition naturelle entre la maçonnerie appelée symbolique, et les solutions historiques sur lesquelles sont bases certains autres grades, qui, jusqu'à présent, sont un peu moins répandus parmi le vulgaire des Maçons.

L’intérêt bien entendu des FF:. les plus empresses de s’instruire, exige que l’on retrace ici ce passage extrait des Règlement généraux, Chap.IV. Titre I.-6. Le grade d’Apprenti est celui qui convient le mieux a l’homme dans sa situation présente ; c’est celui qu’il doit prendre habituellement pour texte de ses méditations M:. ; c’est enfin celui dont les instructions, les emblèmes et les instructions, les emblèmes et les allégories sont les plus propres a lui rappeler les moyens de sa réintégration. Il serait bien a désirer que les FF :. Ne connussent pendant longtemps que le grade d’Apprenti : ils le méditer oient avec réflexion et sous toutes ses faces ; ils saisiraient ainsi les vérités qu’il cache, et celles qu’il présente sans voiles ; ils deviendraient Maîtres sans s’en apercevoir ; et leur avancement maçonnique serait d’autant plus avantageux pour eux, et d’autant plus solide, qu’ils ne le devraient qu’a leur propre travail.

La seconde division de la seconde échelle ne comprend que deux échelons ou degrés, dont le premier, sous la dénomination de R-C :., de la T.R., réunit la connaissance des grandes notions historiques que les documents du septième échelon semblant montrer du bout du doigt ; qui sont, pour plusieurs Régimes, le complément, la fin, le but, l’origine, en un mot, l’explication incontestable de toutes les formules symboliques de la Maçonnerie ; qui en fin comme il a déjà été dit, et sous l’égide de certaines petites modifications, sont, en dernière analyse, le but de prédilection de ceux la même qui affectent de dire anathème a ce fameux but, lors qu’il paroit sous son nom propre. Le seconde degré de cette division, sous le nom de R.-C:. De la T.d’E, offre aux adeptes qui ont le loisir et le goût de s’en occuper, une collection précieuse de documents philosophiques théoriques et pratiques, dont une étude constante et réfléchie peut seule mettre en mesure d’apprécier tout le mérite.

La troisième grande division, composée d’un seul échelon, le dixième et le complément de tout le système, indique la haute importance de son objet, par le caractère même de son titre. En effets, c’est-la le Modeste Chapitre des Disciples du Grand Rosaire, amateurs de la Vérité, Frères R.+ de la T. du Banquet des Sages, Mages, Théosophes.

On sent que toute définition, toute analyse serait déplacée ; le titre en dit assez.

Qui aures habet audiendi, audiat. Ce serait en vain qu’on en diront davantage aux autres.
Probablement on ne commettra pas la méprise de ne voir dans ce mode ‘enseignement, que trois classes, ou que dix degrés, pour conclure de-la que les Régimes ou Rites qui compétent les grades, classes ou degrés par douzaines, ont donc des connaissances fort supérieures a celles de FF:. du Rite Primitif.

Les Maçons instruits et observateurs discerneront très bien, que les titres des classes ou degrés ne sont pas des désignations de tel grade, mais qu’ils sont des dénominations de collections qu’il suffirait de dérouler autant qu’elles en sont susceptibles, pour en faire jaillir un nombre presque infini de grades intéressant. Ils ne méconnaîtront point le motif du choix préfixe de dix degrés, puisqu’ils n’ignorent point que le nombre philosophique 10 est le tableau des merveilles de l’univers ; que le premier dénaire générateur enveloppe le germe plastique de tous ses multiples sans exception ; que si, en cohobant tous les zéro dont l’imagination humaine peut concevoir la série, le résultat définitif les réunit tous dans un seul zéro, second membre du dénaire, on peut aussi, par l’acte inverse, en développant et redoublant a l’infinité cet unique zéro, le prototype, la matrice et le véhicule de tous les zéro possibles, rétablir dans toute son étendue, et même audela file sans fin de o o o o o o o o o o qui avoir été le sujet de la première opération : et ceci leur sert d’exemple ou d’explication du système successif, et a volonté, de concentration ou de roulement des cahiers maçonniques que le Rite Primitif a joint aux deux bases primordiales de la Franche maçonnerie.

D’ailleurs tous les Maçons remarqueront sans doute, que en outre des six premiers degrés, dont les collections sont très nombreuses, le premier Chapitre de R.-C:. Possède les connaissances qui, dans quelques Régimes, fixent le culte maçonnique, et la vénération d’une foule de respectables Frères. Le second Chapitre de R.-C:. Est dépositaire de documents historiques très curieux par leur espèce, leur rapprochement et leur variété. Le troisième Chapitre de R.-C:. S’occupe de toutes les connaissances maçonniques physiques et philosophiques, dont les produits peuvent influer sur le bonheur et le bien être matériel et moral de l’homme temporel. Le quatrième et dernier Chapitre des FF:. R.+ du Grand Rosaire, fait son étude assidue des connaissances particulières d’ontologie, de psychologie, de pneumatologie ; en un mot de toutes les parties des sciences que l’on nomme occultes ou secrètes, parce que, au dessus de la porte de la multitude, elles sont même étrangers au vulgaire des gens instruits; leur objet spécial étant la réhabilitation et réintégration de l’homme intellectuel, dans son rang et ses droits primitif. Il n’y a donc pas lieu de douter que les Maçons d’un certain ordre concevront a merveille la fertilité de ce système d’instruction, et que tous les grades M :. Possibles, faits ou a faire, sont censés lui appartenir, puisqu ils doivent nécessairement et naturellement s’encadrer dans que une de ses subdivisions. En effet, l’échelle dénaire élémentaire d’investigation du Rite Primitif présente dans ses formes un nombre presque indéterminé d’échelons ou degrés d’étude, dont la classification permet de les contracter a volonté, ou de les dérouler presque a l’infini, sans en déranger la série ; et dont la coordination magnifique invite d’en adapter un a chacun des jours de l’année solaire ; d’en réserver de plus marquants pour le jour intercalaire du système de Gelaluddaule Melixca ; quelques autres pour la grande période dionysienne et les autres grands cycles du temps sans perdre jamais de vue, qu’il restera toujours un échelon ineffable a monter en ce jour auguste et solennel, ou la matière ayant fini son temps et l’homme termine son épreuve, les cieux seront ébranles, le mer franchira ses limites, les planètes se froisseront dans une conjonction désordonnée les éléments brouilles et confondus rentreront pour toujours dans la nuit du chaos, la parole de celui qui est retentira encore une fois dans les voûtes incommensurables de l’abîme ; et l’univers temporel, consume par un déluge de feu, s’évanouira dans le sein de l’immensité.

J. XIII, 34


 

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